
De nombreuses familles observent une difficulté et fragilité chez leurs enfants lorsqu’ils sont réveillés trop tôt, même après un coucher anticipé.
Ce phénomène révèle souvent un désalignement avec le rythme biologique naturel de l’enfant, avec son horloge interne.
Le corps de l’enfant suit une horloge interne NATURELLE fondamentale , appelée rythme circadien, calée sur la lumière du jour.
Dieu l’a voulu ainsi …nous sommes en miroir avec mère nature.
À Abidjan, le soleil se lève autour de 6h30–7h. Réveiller un enfant avant peut perturber ses cycles de sommeil profond, affaiblir son immunité et augmenter sa sensibilité émotionnelle. Cette horloge une fois dérèglée, n’est pas sans conséquences :
- fatigue chronique
- iritabilité
- baisse de concentration
- vulnérabilité immunitaire= santé fragilite
- baisse des capacités réelles de l’enfant, d’où des échecs scolaire pour difficulté d’apprentissage chez certains
Mais ce dérèglement est souvent imposé par un système moderne et citadin qui ne respecte ni les besoins biologiques ni les limites affectives des enfants.
Les villageois, eux savent et respectent cela , se couchant en même temps que le soleil et se levant avec lui ( du moins à mon époque )
Ce système fonctionne au nom de l’intérêt collectif, de la rentabilité, de la conformité comme une dictature qui ne dit pas son nom mais silencieuse, sournoise ( y compris pour les travailleurs adultes que nous sommes ) .
Les enfants sont donc obligés de s’adapter tant bien que mal , même au prix de leur santé, de leurs confort .
Aussi ce n’est pas de leurs fautes, mieux : c’est normal s’ils peinent à se réveiller et se bouger.
Le réveil difficile : un signal de santé, pas un caprice
Quand un enfant peine à se réveiller, pleure, refuse de coopérer, boude, s’irrite ou semble malade, ce n’est pas un comportement à corriger mais c’est un signal du corps qui indique que le sommeil n’a pas été réparateur, que le corps n’est pas prêt à fonctionner .
Si de surcroît, le coucher n’a pas été cadré la veille , car trop tardif, trop agité, ou perturbé par les écrans, le réveil devient encore plus difficile car fatigue accentuée, dette de sommeil.
Le corps est comme en carence énergétique avant même d’avoir commencé la journée mais ce ne sont pas les seules explications et seules causes ..
Et la responsabilité de l’école dans tout ça ?
Beaucoup d’écoles ne respectent pas non plus les besoins et limites des enfants car fonctionnant sur la répétition de schéma obsolètes tiré d’une époque où nous n’avions pas la connaissance d’aujourd’hui en ce qui concerne cerveau et développement .
La pédagogie n’est donc pas toujours bienveillante, ni différenciée.
Les enfants ne reçoivent généralement pas les outils psychologiques nécessaires à leur réussite.
Ils sont souvent punis sans que leurs besoins et limites soient compris, voir parfois humiliés, rabaissés, ou ignorés dans leur singularité et je parle par observations générales mais aussi sur expérience personnelle sur 3 écoles que mon fils a faite .
Parfois cette ambiance démotivanre continu avec certains parents que nous sommes, dès le réveil où lors des devoirs ou bulletin de notes et ce, fautes de connaissances où par convictions hérités ce qui fait que beaucoup d’enfants détestent l’école à ne plus avoir envie de se lever et ne plus pouvoir…
Peu de parents ou école cherchent cependant à nuire à l’enfant volontairement en vérité ,mais tous sont victimes de ce qui marché ou marche sans savoir les dégâts potentiels annexes sur le retard de développement que cela génère où n’ayant reçus d’autres alternatives.
On nous dit tellement ce qu’il ne faut pas faire, sans nous dire ce qu’il faut faire la plupart du temps 🤧
Face à cela, l’enfant ne veut pas se lever, se réveiller et c’est logique. Certains plongent involontairement donc dans un sommeil plus profond à l’approche de l’heure scolaire, d’autres développent des symptômes comme la fièvre matinale, qui disparaît dans la journée : un mécanisme d’auto-protection face à un environnement perçu comme hostile.
Et à raisons ..
Alors que faire ?
Même dans un cadre contraint, il est possible d’agir :
- Arranger, réorganiser , réviser ce qui peut l’être : coucher cadré, réveil progressif, petit déjeuner choisi.
- Nommer l’injustice sans culpabiliser : expliquer à l’enfant que sa difficulté est légitime et pourquoi.
- Surtout ne pas le stresser, l’accabler sinon risque de journée non productive et agravation longue durée du soucis
- Interroger, rassurer, consoler, conseiller l’enfant sur ces contrariétés scolaires pour le libérer dès le soir.
- Ne pas le faire réviser trop tard, éviter cris, punition, coups au retour de l’école car la maison doit être un espace de décompressionet de relaxation afin d’assurer sommeil rapide et récupérateur .( une fois de +, au retour du travail ne cherchez-vous pas la paix vous-même ? )
- Faire du réveil un jeu du style : on va chronométré combien de temps tu mets pour te lever pour voir ton meilleur score, système de récompense au meilleur score maintenu 3 semaines , chatouilles
- Penser à faire faire des siestes les jours où c’est possible de 30 minutes à 1h30 en général selon l’âge ( j’en reparlerai ) pour ne pas être trop fatigué le soir, ce qui donne insomnie où micro-réveils aussi ou cauchemars .
- Créer une habitude de coucher qui soit relaxante pour l’enfant ( doudou, veilleuse, contes audio où dit par maman selon l’âge où un chocolat chaud etc mais propre aux plaisirs de l’enfant
🌄 Exemple de routine de réveil douce
Le réveil plaisir …
Chez moi, par exemple, j’ai mis en place une routine incarnée pour mon fils : lumière tamisée, cinq minutes d’émergence silencieuse dans son lit, réveil par voix douce ou caresse, musique divine, douche chaude, et petit déjeuner qu’il aime.
Ce n’est pas une solution miracle, mais une manière de réduire la violence du réveil et de lui offrir un sas de présence avant d’affronter l’école.
Je sais que l’environnement scolaire ne respecte pas toujours ses besoins, alors je fais en sorte que le matin soit un espace de soin, pas de reppli, de fermeture avec tristesse, bouderie, irritation.
Et je prépare le réveil facile par un coucher facile, 21h45 max ( on habite en face de l’école et contraintes oblige) et sans écran mais lecture, prière, discussion calme et bienveillante , lait chaud au miel, clim 30 min, torche au besoin à ses côtés et doudou d’enfance à proximité.
Je n’hésite pas à lui faire faire une sieste d’1 h max aussi les jours d’école car les enfants à besoin spécifique en ont impérativement besoin longtemps, même ado, ne serait- ce que 30 minutes.
Conclusion : accompagner
Il serait souhaitable que les horaires scolaires soient décalés, adaptés aux rythmes biologiques réels des enfants et davantage encore pour ceux à besoins spécifiques, qui ont encore plus de mal à s’adapter aux contraintes imposées.
Cependant tant que l’école reste obligatoire, que les écoles ne reconnaissent pas ces besoins et qu’il n’y aura pas de plaintes massives des mamans, nous ne pouvons qu’accompagner nos petits à un réveil plus facile, plus agréable (et ce, bien que ce système imposé soit comme une forme de maltraitance infantile imposée, qui ne dit pas son nom)
L’objectif n’est pas de cautionner le système , mais de réduire les souffrances et les dégâts sur nos petits , au cas par cas, avec lucidité, tendresse et stratégie et de vous soulager les mamans .
Au besoin, contactez-moi sur whatts app, Facebook ou en commentaire ici ou via mon contact en page d’accueil pour définir ensemble un cadre global adapté à votre enfant, afin que le réveil, même contraint, devienne un espace de soin et non de conflit